Jusque maintenant, j’ai donné beaucoup de conseils d’ordre général ou parfois spécifique au facecam. Aujourd’hui, il est temps d’attaquer un autre pilier de la création vidéo : le b-roll.

B-roll ?

Le B-roll, ce sont des séquences qu’on peut créer entre deux parties plus terre à terre d’une vidéo. Par exemple, dans un VLOG de Casey Neistat, c’est la partie où on peut retrouver les timelapse, et autres plans montés au rythme de la musique.

Story is Gold

On entend souvent « Story is golden », « L’histoire est d’or ». Alors oui, c’est vrai. L’histoire est la plus importante. Mais ça ne veut pas forcément dire qu’il faut raconter toute son histoire en face Cam en négligeant complètement de l’illustrer.

Ça m’énerve profondément quand on dit « Story is gold » à tout va sans comprendre ce que ça veut dire. Il faut comprendre que si l’histoire est roi, elle a besoin de ses vassaux pour exister. Alors bien sûr il y a le scénario, mais le matériel, le montage, l’environnement sert ou désert ton histoire.

Quel est l’intérêt du b-roll ?

Pour comprendre ça, il suffit de regarder la mode des VLOG qui a explosé avec la création de Casey Neistat (oui, encore lui !).

D’autres vlogueurs, comme Ben Brown ou Louis Cole l’ont influencé dans sa décision de commencer un VLOG. Ils avaient eux-mêmes un story-telling intéressant, mais Casey est arrivé avec une nouvelle manière d’appréhender le format.

Casey utilisait des codes du cinéma pour apporter une valeur supplémentaire à son b-roll. Ainsi, il n’avait pas besoin d’expliquer à la caméra tout ce qu’il faisait pour la simple et bonne raison que son b-roll parlait pour lui.

Pour faire simple, il ne se filmait pas en train de dire : « Je pars de mon bureau pour acheter de la peinture pour peindre mon mur ». Mais il filmait :

  • Un plan où il prend son skateboard
  • Un plan où il ouvre la porte de son studio,
  • Un plan où il parle en sortant de son studio
  • Un plan où il monte sur son skateboard dans la rue
  • Un plan en vue subjective sur son skateboard
  • Un plan où il reprend son skateboard en main
  • Un plan dans le magasin de bricolage où il prend de la peinture
  • Et les mêmes étapes en sens inverse pour le retour.

Ensuite, il se sert de tout ça pour créer une séquence montée avec, ou sans musique pour illustrer son propos.

Comment faire pour débuter ?

Tu débutes, ou alors tu n’utilises pas de b-roll dans ton storytelling ? Si c’est le cas, ce n’est pas grave. On va apprendre la base du b-roll aujourd’hui, et bien plus prochainement.La première étape va être tout simplement de faire correspondre notre montage à la musique. Pour cela il y a deux méthodes.

La première est tout simplement de couper nos séquences sur le beat (c’est à dire en se basant sur le battement régulier des percussions ou de la boombox). Et la seconde est de se baser sur la mélodie ou une variation.

C’est très compliqué pour moi d’expliquer par le texte comment faire. Je vous conseille donc de regarder la vidéo d’aujourd’hui, ainsi qu’un de mes premiers VLOGS sur mon ancienne chaîne, où je joue avec ces deux manières de monter sur la musique (particulièrement à 5:00).

On en reste là pour cette semaine. La semaine prochaine, on va apprendre à résoudre un bug que j’ai eu lors de la création de cette vidéo. À bientôt !


Denis-Q.S.

Ça fait 7 ans que je crée des vidéos, dont 3 sur YouTube. Mon objectif est de vous aider à éviter les erreurs qui m’ont fait perdre près de 5 ans dans l’apprentissage de ma passion.

1 commentaire

Les 5 styles de coupe | Denis Q.S · 2018-01-07 à 17:37

[…] B-Roll et CUT & Sync […]

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